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Grenouilles conçues par ordinateur : des scientifiques créent les premiers robots vivants
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Grenouilles conçues par ordinateur : des scientifiques créent les premiers robots vivants

Mi-robots, mi-organismes vivants. Des scientifiques des universités du Vermont (UMV) et de Tufts, aux États-Unis, ont réussi à créer, en combinant un programme informatique et des cellules de grenouilles, des "xenobots". Mesurant quelques millimètres de large, ces organismes vivants et programmables sont, pour l'instant, capables d'effectuer uniquement des actions basiques comme se déplacer, pousser de petits objets et se régénérer après avoir été blessés. Mais ils pourraient, un jour, servir d'outils médicaux, détecter des contaminations radioactives ou même... Dépolluer les océans, annoncent les chercheurs dans leur étude publiée ce lundi 13 janvier dans la revue PNAS.

"Il s'agit de nouvelles machines vivantes, affirme Josh Bongard, informaticien expert en robotique à l'UVM et co-auteur de l'étude, dans un communiqué. Il ne s'agit ni de robots traditionnels ni d'une espèce animale connue, mais d'une nouvelle catégorie d'artefact : un organisme vivant et programmable". Ces créatures ont d'abord été conçues dans un supercalculateur de l'UVM puis ont été assemblées par des biologistes de Tufts qui ont utilisé des cellules souches de grenouilles. "Nous pouvons imaginer de nombreuses applications pour ces robots vivants : détecter des matériaux dangereux ou radioactifs, récupérer les microplastiques présents dans les océans ou encore voyager à l'intérieur du corps humain afin de nettoyer les artères", explique Michael Levin, directeur du Centre de biologie de Tufts et également co-auteur de l'étude.  

Un être vivant sur-mesure

La première partie de cette expérimentation - dont chaque étape est détaillée sur Youtube - a donc commencé dans le superordinateur Deep Greende l'UVM. Les informaticiens ont utilisé un algorithme évolutionniste - qui s'inspire de la théorie de l'évolution - permettant de simuler des milliers de modèles candidats à "une nouvelle forme de vie", avec pour contrainte de respecter les règles biophysiques d'une cellule de grenouille. Pendant des mois, ce programme a assemblé et réassemblé numériquement des centaines de cellules de grenouilles pour créer une multitude de corps formés différemment. Le but étant de concevoir l'organisme le plus efficace dans la réalisation de tâches précises, comme se mouvoir, encercler une cible et la déplacer, etc. À mesure que les tests s'enchaînaient, les organismes simulés les moins compétents étaient écartés et les autres améliorés. Après une centaine d'essais, les modèles les plus prometteurs ont été mis de côté.

Ces derniers ont été envoyés à Tufts où la deuxième équipe était chargée de donner vie aux modèles informatiques. Les chercheurs ont d'abord recueilli des cellules souches de peau et de muscle prélevées sur les embryons de grenouilles africaines de l'espèce Xenopus laevis, d'où le nom xenobots. Puis un microchirurgien les a "sculptées" à l'aide de minuscules pinces et électrodes, afin d'obtenir la forme que le superordinateur avait estimé être la meilleure. Très vite, les petites cellules ont commencé à se déplacer comme prévu.  

"Comme nous ne pouvions pas prédire comment les cellules musculaires se comporteraient lorsqu'elles seraient assemblées, nous les avons simulées pour qu'elles agissent de façon aléatoire, détaille Josh Bongard. En d'autres termes, nous avons demandé à l'algorithme d'assembler ces cellules de manière à leur donner une forme qui nous assure que les xenobots se déplacent toujours comme nous le souhaitions, et ce, quel que soit le comportement des cellules musculaires dans la réalité." "L'algorithme nous a permis de prédire les mouvements que les créatures allaient exécuter selon la forme qu'on leur donnerait", résume Michael Levin.

En observant les xenobots prendre vie, les chercheurs ont ensuite constaté que leurs organismes reconfigurables pouvaient se déplacer de façon cohérente afin d'explorer leur environnement aquatique pendant des jours, voire des semaines, grâce à leurs réserves d'énergie embryonnaires. Plus surprenant, des groupes de xenobots se sont mis à travailler collectivement en se déplaçant en cercle afin de pousser des boulettes dans une zone située au centre. "C'est l'une des découvertes les plus étonnantes que nous ayons faites : nous n'avons pas téléchargé notre algorithme dans les cellules ni transmis de quelconques informations, les cellules que nous avons sculptées possédaient déjà leur propre 'algorithme biologique', qui leur permet de coopérer", s'enthousiasme Michael Levin.

Et c'est bien là tout l'intérêt de leur étude. En combinant informatique et biologie, les chercheurs ont prouvé que la forme des xenobots, découverte par l'ordinateur et sculptée par le microchirurgien, a permis de supprimer tout comportement aléatoire des cellules et de les forcer à se comporter uniquement comme les scientifiques le désiraient. Bien sûr, les petites créatures ne sont pas encore capables d'accomplir des tâches complexes. Mais Josh Bongard estime qu'en fournissant plus d'options à l'algorithme, comme la capacité d'intégrer des organes sensoriels ou des tissus nerveux aux simulations numériques, il serait possible de fabriquer des xenobots "plus intéressants".

Dotés de capacité de régénération et biodégradables

En attendant, les scientifiques ont tout de même exploré quelques pistes prometteuses. Ils ont notamment simulé de nouvelles formes de cellules dotées de poches. Un attribut qui pourrait permettre aux "grenouilles bioniques" de transporter de minuscules objets. "C'est une étape vers l'utilisation d'organismes conçus par ordinateur pour l'administration intelligente de médicaments", estime Josh Bongard. Mieux encore, en testant leur résistance, les chercheurs ont compris que leurs xenobots sont capables de se régénérer : même après avoir été quasiment coupés en deux, ils "se ressoudent" et poursuivent leur travail. Une capacité dont la plupart des robots classiques sont dépourvus.

i des organismes artificiels ont déjà été créés par le passé, c'est la première fois que des scientifiques conçoivent de A à Z des machines entièrement biologiques. L'intérêt, outre les potentielles utilisations évoquées par les chercheurs ? Ces xenobots sont entièrement biodégradables, contrairement aux robots de métal ou de plastique. "Quand ils ont terminé de travailler, après sept jours, il ne reste plus que des cellules mortes", souligne ainsi Josh Bongard.  

Des inquiétudes légitimes

Plus qu'une démonstration technique, ces travaux devraient bouleverser notre compréhension à la fois de l'informatique et de la vie. Selon les auteurs, la fabrication de xenobots constitue une importante étape dans le déchiffrage de ce que les spécialistes appellent le "code morphogénétique", qui permet de mieux comprendre l'organisation générale des organismes et la façon dont ils calculent et stockent l'information en fonction de leur histoire et de leur environnement. Une avancée qui devrait stimuler de nombreuses recherches dans ce domaine. "Regardez les cellules avec lesquelles nous avons construit nos xenobots : leur ADN est à 100% celui de grenouille... Mais il ne s'agit pas de grenouilles. La question qui vient ensuite est : mais que peuvent-elles faire d'autre ?", s'interroge Michael Levin.

C'est probablement la question que se pose aussi la DARPA, une agence du département de la Défense des États-Unis chargée de la recherche et du développement des nouvelles technologies destinées à un usage militaire, qui a financé ces travaux. Conscients que les recherches sur les manipulations biologiques complexes peuvent effrayer le grand public - surtout quand elles sont financées par l'armée -, M. Levin se montre donc rassurant. "Ces craintes ne sont pas déraisonnables : quand on commence à s'amuser avec des systèmes complexes qu'on ne comprend pas, il est possible de subir des conséquences imprévues, souligne-t-il. Mais nos travaux permettent justement de lever une partie du mystère qui effraie tant". Malgré tout, l'une des questions qui saute à l'esprit à la lecture de leur étude est le contrôle des xenobots une fois créés. Peuvent-ils se faire pirater ou échapper au contrôle humain ?

Interrogé sur ce point, Michael Levin développe ses arguments. "La première étape était de comprendre leurs capacités innées (...), nous allons désormais travailler à un moyen de les contrôler", promet-il. L'objectif futur des deux équipes sera de comprendre le "langage" qui permet aux cellules de contrôler leur structure, et de l'apprendre. Le biologiste rappelle que les cellules communiquent grâce à des signaux électriques, chimiques et mécaniques. En cernant ce langage - cet algorithme biologique - les chercheurs pourraient alors imaginer des mécanismes de contrôle chimique, des signaux lumineux pour les guider, voire de reprogrammer les cellules pour qu'elles soient plus sensibles à certains stimuli.

Robotique biologique

"C'est exactement ce que nous faisons aujourd'hui en robotique : nous assemblons des pièces et faisons en sorte qu'elles s'envoient les bons signaux, poursuit-il. La différence ici est que nos pièces - les cellules - sont déjà extrêmement compétentes en elles-mêmes et une fois que nous aurons compris comment contrôler leur interaction, nous aurons aussi la réponse à beaucoup de problèmes biomédicaux".  

Josh Bongard, prudent, reconnaît qu'outre la prédiction de l'algorithme, il n'est pas totalement sûr de réussir à créer un mécanisme de contrôle après leur avoir donné vie. "Un humain pourrait avoir du mal à concevoir un xenobot à la fois sûr et utile, mais notre algorithme évolutionniste est bien plus "intelligent" que nous, et lui pourrait bien en être capable, assure-t-il néanmoins. Afin d'éviter toute 'conséquences imprévues', tout nouveau xenobot sera méticuleusement testé dans de nombreux environnements différents, comme pour toutes les nouvelles technologies". Rassurés ?  


Source : L'Express
Crédit : Flickr/Brian Gratwicke

Photo d'une Xenopus laevis (Xénope du Cap en français) dont les cellules souches ont permis de façonner des "machines vivantes" baptisées logiquement "Xenobot".

Grenouilles conçues par ordinateur : des scientifiques créent les premiers robots vivants Actualités

Grenouilles conçues par ordinateur : des scientifiques créent les premiers robots vivants

Mi-robots, mi-organismes vivants. Des scientifiques des universités du Vermont (UMV) et de Tufts, aux États-Unis, ont réussi à créer, en combinant un programme informatique et des cellules de grenouilles, des "xenobots". Mesurant quelques millimètres de large, ces organismes vivants et programmables sont, pour l'instant, capables d'effectuer uniquement des actions basiques comme se déplacer, pousser de petits objets et se régénérer après avoir été blessés. Mais ils pourraient, un jour, servir d'outils médicaux, détecter des contaminations radioactives ou même... Dépolluer les océans, annoncent les chercheurs dans leur étude publiée ce lundi 13 janvier dans la revue PNAS.

"Il s'agit de nouvelles machines vivantes, affirme Josh Bongard, informaticien expert en robotique à l'UVM et co-auteur de l'étude, dans un communiqué. Il ne s'agit ni de robots traditionnels ni d'une espèce animale connue, mais d'une nouvelle catégorie d'artefact : un organisme vivant et programmable". Ces créatures ont d'abord été conçues dans un supercalculateur de l'UVM puis ont été assemblées par des biologistes de Tufts qui ont utilisé des cellules souches de grenouilles. "Nous pouvons imaginer de nombreuses applications pour ces robots vivants : détecter des matériaux dangereux ou radioactifs, récupérer les microplastiques présents dans les océans ou encore voyager à l'intérieur du corps humain afin de nettoyer les artères", explique Michael Levin, directeur du Centre de biologie de Tufts et également co-auteur de l'étude.  

Un être vivant sur-mesure

La première partie de cette expérimentation - dont chaque étape est détaillée sur Youtube - a donc commencé dans le superordinateur Deep Greende l'UVM. Les informaticiens ont utilisé un algorithme évolutionniste - qui s'inspire de la théorie de l'évolution - permettant de simuler des milliers de modèles candidats à "une nouvelle forme de vie", avec pour contrainte de respecter les règles biophysiques d'une cellule de grenouille. Pendant des mois, ce programme a assemblé et réassemblé numériquement des centaines de cellules de grenouilles pour créer une multitude de corps formés différemment. Le but étant de concevoir l'organisme le plus efficace dans la réalisation de tâches précises, comme se mouvoir, encercler une cible et la déplacer, etc. À mesure que les tests s'enchaînaient, les organismes simulés les moins compétents étaient écartés et les autres améliorés. Après une centaine d'essais, les modèles les plus prometteurs ont été mis de côté.

Ces derniers ont été envoyés à Tufts où la deuxième équipe était chargée de donner vie aux modèles informatiques. Les chercheurs ont d'abord recueilli des cellules souches de peau et de muscle prélevées sur les embryons de grenouilles africaines de l'espèce Xenopus laevis, d'où le nom xenobots. Puis un microchirurgien les a "sculptées" à l'aide de minuscules pinces et électrodes, afin d'obtenir la forme que le superordinateur avait estimé être la meilleure. Très vite, les petites cellules ont commencé à se déplacer comme prévu.  

"Comme nous ne pouvions pas prédire comment les cellules musculaires se comporteraient lorsqu'elles seraient assemblées, nous les avons simulées pour qu'elles agissent de façon aléatoire, détaille Josh Bongard. En d'autres termes, nous avons demandé à l'algorithme d'assembler ces cellules de manière à leur donner une forme qui nous assure que les xenobots se déplacent toujours comme nous le souhaitions, et ce, quel que soit le comportement des cellules musculaires dans la réalité." "L'algorithme nous a permis de prédire les mouvements que les créatures allaient exécuter selon la forme qu'on leur donnerait", résume Michael Levin.

En observant les xenobots prendre vie, les chercheurs ont ensuite constaté que leurs organismes reconfigurables pouvaient se déplacer de façon cohérente afin d'explorer leur environnement aquatique pendant des jours, voire des semaines, grâce à leurs réserves d'énergie embryonnaires. Plus surprenant, des groupes de xenobots se sont mis à travailler collectivement en se déplaçant en cercle afin de pousser des boulettes dans une zone située au centre. "C'est l'une des découvertes les plus étonnantes que nous ayons faites : nous n'avons pas téléchargé notre algorithme dans les cellules ni transmis de quelconques informations, les cellules que nous avons sculptées possédaient déjà leur propre 'algorithme biologique', qui leur permet de coopérer", s'enthousiasme Michael Levin.

Et c'est bien là tout l'intérêt de leur étude. En combinant informatique et biologie, les chercheurs ont prouvé que la forme des xenobots, découverte par l'ordinateur et sculptée par le microchirurgien, a permis de supprimer tout comportement aléatoire des cellules et de les forcer à se comporter uniquement comme les scientifiques le désiraient. Bien sûr, les petites créatures ne sont pas encore capables d'accomplir des tâches complexes. Mais Josh Bongard estime qu'en fournissant plus d'options à l'algorithme, comme la capacité d'intégrer des organes sensoriels ou des tissus nerveux aux simulations numériques, il serait possible de fabriquer des xenobots "plus intéressants".

Dotés de capacité de régénération et biodégradables

En attendant, les scientifiques ont tout de même exploré quelques pistes prometteuses. Ils ont notamment simulé de nouvelles formes de cellules dotées de poches. Un attribut qui pourrait permettre aux "grenouilles bioniques" de transporter de minuscules objets. "C'est une étape vers l'utilisation d'organismes conçus par ordinateur pour l'administration intelligente de médicaments", estime Josh Bongard. Mieux encore, en testant leur résistance, les chercheurs ont compris que leurs xenobots sont capables de se régénérer : même après avoir été quasiment coupés en deux, ils "se ressoudent" et poursuivent leur travail. Une capacité dont la plupart des robots classiques sont dépourvus.

i des organismes artificiels ont déjà été créés par le passé, c'est la première fois que des scientifiques conçoivent de A à Z des machines entièrement biologiques. L'intérêt, outre les potentielles utilisations évoquées par les chercheurs ? Ces xenobots sont entièrement biodégradables, contrairement aux robots de métal ou de plastique. "Quand ils ont terminé de travailler, après sept jours, il ne reste plus que des cellules mortes", souligne ainsi Josh Bongard.  

Des inquiétudes légitimes

Plus qu'une démonstration technique, ces travaux devraient bouleverser notre compréhension à la fois de l'informatique et de la vie. Selon les auteurs, la fabrication de xenobots constitue une importante étape dans le déchiffrage de ce que les spécialistes appellent le "code morphogénétique", qui permet de mieux comprendre l'organisation générale des organismes et la façon dont ils calculent et stockent l'information en fonction de leur histoire et de leur environnement. Une avancée qui devrait stimuler de nombreuses recherches dans ce domaine. "Regardez les cellules avec lesquelles nous avons construit nos xenobots : leur ADN est à 100% celui de grenouille... Mais il ne s'agit pas de grenouilles. La question qui vient ensuite est : mais que peuvent-elles faire d'autre ?", s'interroge Michael Levin.

C'est probablement la question que se pose aussi la DARPA, une agence du département de la Défense des États-Unis chargée de la recherche et du développement des nouvelles technologies destinées à un usage militaire, qui a financé ces travaux. Conscients que les recherches sur les manipulations biologiques complexes peuvent effrayer le grand public - surtout quand elles sont financées par l'armée -, M. Levin se montre donc rassurant. "Ces craintes ne sont pas déraisonnables : quand on commence à s'amuser avec des systèmes complexes qu'on ne comprend pas, il est possible de subir des conséquences imprévues, souligne-t-il. Mais nos travaux permettent justement de lever une partie du mystère qui effraie tant". Malgré tout, l'une des questions qui saute à l'esprit à la lecture de leur étude est le contrôle des xenobots une fois créés. Peuvent-ils se faire pirater ou échapper au contrôle humain ?

Interrogé sur ce point, Michael Levin développe ses arguments. "La première étape était de comprendre leurs capacités innées (...), nous allons désormais travailler à un moyen de les contrôler", promet-il. L'objectif futur des deux équipes sera de comprendre le "langage" qui permet aux cellules de contrôler leur structure, et de l'apprendre. Le biologiste rappelle que les cellules communiquent grâce à des signaux électriques, chimiques et mécaniques. En cernant ce langage - cet algorithme biologique - les chercheurs pourraient alors imaginer des mécanismes de contrôle chimique, des signaux lumineux pour les guider, voire de reprogrammer les cellules pour qu'elles soient plus sensibles à certains stimuli.

Robotique biologique

"C'est exactement ce que nous faisons aujourd'hui en robotique : nous assemblons des pièces et faisons en sorte qu'elles s'envoient les bons signaux, poursuit-il. La différence ici est que nos pièces - les cellules - sont déjà extrêmement compétentes en elles-mêmes et une fois que nous aurons compris comment contrôler leur interaction, nous aurons aussi la réponse à beaucoup de problèmes biomédicaux".  

Josh Bongard, prudent, reconnaît qu'outre la prédiction de l'algorithme, il n'est pas totalement sûr de réussir à créer un mécanisme de contrôle après leur avoir donné vie. "Un humain pourrait avoir du mal à concevoir un xenobot à la fois sûr et utile, mais notre algorithme évolutionniste est bien plus "intelligent" que nous, et lui pourrait bien en être capable, assure-t-il néanmoins. Afin d'éviter toute 'conséquences imprévues', tout nouveau xenobot sera méticuleusement testé dans de nombreux environnements différents, comme pour toutes les nouvelles technologies". Rassurés ?  


Source : L'Express
Crédit : Flickr/Brian Gratwicke

Photo d'une Xenopus laevis (Xénope du Cap en français) dont les cellules souches ont permis de façonner des "machines vivantes" baptisées logiquement "Xenobot".

LE GUIDE Naturellement

Agenda . . .

11 - Aude

Jusqu'au 21 septembre

EXPOSITION
"ESCALE EN MÉDITERRANÉE ROMAINE"
 
Après 10 années de recherches, et à travers plus de 150 objets archéologiques, l'exposition présente les principaux sites du système portuaire narbonnais, inscrit le port de Narbo Martius dans le réseau des ports de commerce romains de Méditerranée occidentale et détaille les activités et les métiers qui se développaient au sein de ce port. 

Musée Narbo Via
2 avenue André Mècle
11100 Narbonne
04 68 90 28 90
https://narbovia.fr


20 - Haute-Corse

Le 26 avril

"ATELIER DE PEINTURE VÉGÉTALE"

Découvrez quelques plantes du parc et plantes sauvages, fabriquez vos aquarelles végétales avec une large gamme de couleurs et profitez d’un temps pour peindre avec les couleurs naturelles que vous aurez créées.
Infos et inscriptions au 07 68 83 07 79 ou kurcubitace@gmail.com.
Tarif : 30 €/personne.

Parc de Saleccia
Route de Bastia 
20220 Ile-Rousse
04 95 36 88 83
www.parc-saleccia.fr


25 - Doubs

Jusqu'au 30 avril 

EXPOSITION 
"URGENCE CARBONE"

Urgence Carbone, œuvre d’Iris Leroyer réalisée en charbon de bois, symbolise une Terre carbonisée, qui souligne notre inertie face aux dérèglements de notre planète, en péril. Cette œuvre entre ainsi en dialogue avec les projections en grand format des sites du patrimoine mondial dans le Centre de lumières. 

Saline royale
Grande Rue
25610 Arc et Senans
03 81 54 45 13
www.salineroyale.com


Du 1er juin au 19 octobre

FESTIVAL DES JARDINS
"L'ÉCOLE BUISSONNIÈRE"

Pour sa 25ème édition, en famille, découvrez des jardins ludiques et interactifs pensés pour reconnecter les enfants à la nature et développer leurs sens. Une porte d’entrée sur le rêve et l’imaginaire. Bien plus qu’un jardin, une expérience.

 Saline royale
Grande Rue
25610 Arc et Senans
03 81 54 45 13
www.salineroyale.com


30 - Gard

Du 14 au 25 avril

"ACTIVITÉS VACANCES DE PÂQUES"
GROTTE DE LA SALAMANDRE

La Grotte de la Salamandre célèbre le printemps avec un programme ludique et familial placé sous le signe de la nature et de l’imaginaire. Ateliers créatifs, escape game souterrain, chasse au trésor et omelette géante : tout est réuni pour offrir aux visiteurs une expérience joyeuse et enrichissante.

Grotte de la Salamandre
30430 Méjannes le Clap
04 66 600 600
www.grottedelasalamandre.com


31 - Haute-Garonne

Le 27 avril

"JOURNÉE COCKPIT"
AILES ANCIENNES TOULOUSE

Les Ailes Anciennes organisent leur 1ère édition 2025 de la célèbre "Journée Cockpit". Cette année notre association a choisi de mettre à l’honneur l’aviation et l’automobile. Seront donc présents les membres de l’association « American Feeling Car Club » créée en 1989. Ces passionnés présenteront quelques-uns de leurs plus beaux véhicules américains à côté de nos aéronefs.

Ailes Anciennes Toulouse
Parking Site Aéroscopia - Allée André Turcat
31700 Blagnac
05 62 13 78 10
www.aatlse.org


 

52 - Haute-Marne

Du 9 avril au 21 septembre

EXPOSITION
"AOTEAROA NOUVELLE-ZÉLANDE, LES PROTECTEURS DE L’ARCHE PERDUE"

Sabine Bernert vous guidera à la rencontre du rare Kakapo, ce perroquet nocturne au bord de l’extinction, de l’étonnant Kiwi et du mystérieux Tuatara, un reptile aux origines préhistoriques. À travers des récits émouvants et des témoignages inspirants, découvrez le combat quotidien de leurs protecteurs dévoués, déterminés à préserver ces trésors uniques. Un voyage entre légendes et réalités.

Musée de Saint-Dizier
17 rue de la Victoire 
52100 Saint-Dizier
03 25 07 31 50
www.saint-dizier.fr


62 - Pas-de-Calais

Jusqu'au 4 avril

EXPOSITION
"CLUB DE PEINTURE DE BARLIN"

Au Musée Municipal Bruno Danvin, le Club de peinture de Barlin, animé par Laetitia Morez, expose 9 artistes (peinture, pastel, acrylique...).

Musée municipal Bruno Danvin
Rue Oscar Ricque
62130 Saint-Pol-sur-Ternoise
03 21 04 56 25 / 07 89 08 15 64 
www.saintpolsurternoise.fr


63 - Puy-de-Dôme

Jusqu'au 18 mai

EXPOSITIONS
"Les extraordinaires aventures de Jean-Pierre Alibert" 
"Le Cabinet de Curiosités de Riom Limagne et Volcans" 
"Attention fragile !"

Le musée Mandet présente trois expositions inédites, mêlant art, histoire et sensibilisation environnementale. À travers ces expositions, vous découvrirez la richesse du monde animal, de l’héritage d’un aventurier du XIXe siècle et d’une création artistique participative unique inspirée des cabinets de curiosités.

Musée Mandet
14 rue de l’Hôtel de Ville
63200 Riom
04 73 38 18 53
www.rlv.eu/decouvrir/musees/musee-mandet-1


65 - Hautes Pyrénées

Le 19 avril

"GARGAS BY NIGHT : LES ANIMAUX DE GARGAS !"

Ce sont les qui seront à l’honneur pendant cette soirée. Ils sont gravés ou peints sur les parois, ils ont été mangés par les gravettiens, ils ont vécu ou vivent encore dans la grotte…
Partez à la découverte du bestiaire des grottes de Gargas dans l'ambiance lumineuse de ce qui devait être celle des Cro-magnons. 
Grottes de Gargas / Nestploria

Grottes de Gargas / Nestploria
81 route de Gargas
65660 Aventignan
05 62 98 81 50
www.grottesdegargas.fr


67 - Bas-Rhin

Jusqu'au 6 avril

EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE
"MOSSI : UN VASE, DES SAVOIR-FAIRE"

Découvrez les différentes étapes de fabrication du vase Mossi au travers des images prises à la manufacture Lalique par Karine Faby, un des Meilleurs Ouvriers de France 2023 en photographie industrielle.

Musée Lalique
40 rue du Hochberg
67290 Wingen-sur-Moder
03 88 89 08 14
www.musee-lalique.com


Jusqu'au 6 avril

MUSÉE LALIQUE
"JOURNÉES EUROPÉENNES DES MÉTIERS D’ART"

Le Musée Lalique propose des démonstrations par des personnes travaillant à la cristallerie, personnalisation d’objets achetés en boutique via une petite gravure et un jeu inédit pour tenter de gagner une visite de la manufacture ! Un atelier satinage à partir de 7 ans les 5 et 6 avril. 

Musée Lalique
40 rue du Hochberg
67290 Wingen-sur-Moder
03 88 89 08 14
www.musee-lalique.com


71 - Saône-et-Loire

Du 19 avril au 4 mai

"ATELIERS VACANCES DE PRINTEMPS"
LA MAISON DU CHAROLAIS

Des ateliers pour toute la famille : le hamburger du printemps avec une recette de pain vert, de fleurs et de feuilles avec une recette surprise, les petits artistes pourront se divertir avec l’atelier la "charolaise prend des couleurs" et la "charolaise en pointillés", et pour les amateurs de suspens, la chasse au trésor.

La Maison du Charolais
43 route de Mâcon
71120 Charolles
03 85 88 04 00
https://www.maison-charolais.com


75 - Paris

Jusqu'au 31 août

EXPOSITION
"ALFRED DREYFUS. VÉRITÉ ET JUSTICE"

Le mahJ revient sur "l’Affaire" pour rappeler les grandes étapes de ce moment crucial de l’histoire de France. L'exposition révèle le combat acharné de Dreyfus pour faire éclater la vérité, corrigeant l'image d'un homme spectateur de la machination qui le conduisit à passer plus de quatre années à l'île du Diable et encore sept à lutter pour sa réhabilitation. 

Musée d’art et d’histoire du Judaïsme
71 rue du Temple
75001 Paris
01 53 01 86 53
www.mahj.org


Du 8 avril au 31 juillet

EXPOSITION
"CLEMENCEAU ET BERTA ZUCKERKANDL"

Le musée Clemenceau invite le public à découvrir sa nouvelle exposition-focus Clemenceau, Berta Zuckerkandl, une amitié autour de l’art entre Vienne et Paris. À cette occasion, le musée présente deux dessins de Rodin issus de ses collections ainsi qu'un portrait inédit de Sophie Clemenceau, soeur de Berta et épouse du frère de Georges, Paul, réalisé par Eugène Carrière.

Musée Clemenceau
8 rue Benjamin Franklin
75116 Paris
01 45 20 53 41
https://musee-clemenceau.fr


Jusqu'au 11 mai 

EMPREINTE CARBONE, L'EXPO !

Conçue pour un public familial et articulée en trois parties, Empreinte carbone, l’expo ! vise à déconstruire les présupposés et les idées reçues sur notre empreinte carbone, à en examiner les mécanismes et à proposer aux visiteurs un espace de réflexion sur les actions à mener face au défi du changement climatique. 

Musée des Arts et Métiers
60 rue Réaumur
75003 Paris
01 53 01 82 63
www.arts-et-metiers.net


Jusqu'au 16 novembre 

EXPOSITION
"PAULA PADANI. LA DANSE MIGRANTE : HAMBOURG, TEL-AVIV, PARIS"

L’exposition retrace le parcours méconnu de la danseuse Paula Padani (1913-2001) à travers plus de 250 photographies, affiches, documents et costumes. Par sa vision du mouvement comme force de vie, par sa capacité de rebond entre plusieurs pays et cultures, elle aura frayé de nouvelles routes pour son art et joué un rôle pionnier dans l’émergence de la danse contemporaine israélienne. 

Musée d’art et d’histoire du Judaïsme
71 rue du Temple
75001 Paris
01 53 01 86 53
www.mahj.org


84 - Vaucluse

Jusqu'au 10 juin

EXPOSITIONS
"CIRCUIT COURT & DÉTOURS"

Une exposition sous le signe du "local", et du mouvement. Paysages, scènes de la vie quotidienne, portraits et natures mortes, peintres des 19e et 20e siècles liés à Avignon ou sa région, œuvres issues de collections particulières des environs d'Avignon et du musée Vouland. 

Musée Louis Vouland
17 rue Victor-Hugo
84000 Avignon
04 90 86 03 79
www.vouland.com


Jusqu'au 10 juin

EXPOSITIONS
JEAN-PIERRE GRAS (1879-1964)

Sculpteur et peintre avignonnais, Jean-Pierre Gras est le fils du félibre Félix Gras. Élève de Pierre Grivolas proche de nombreux artistes de la « nouvelle école d’Avignon », il est membre du Groupe des Treize.

 Musée Louis Vouland
17 rue Victor-Hugo
84000 Avignon
04 90 86 03 79
www.vouland.com

Lieux:

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